Flocon 24
Pour l'entrée de cour de banlieue et la poudreuse de janvier. Léger, maniable, démarre à -30 °C.
- Largeur de coupe61 cm
- Moteur5,6 kW
- Portée mesurée, poudreuse11,5 m
- Débit maximal38 t/h
De la vis à la goulotte, chaque flocon suit une équation. Nous les avons toutes réglées.
Une souffleuse à deux étages fait trois choses en une seconde : elle ronge la bordée avec une vis sans fin, la confie à une turbine qui la lance à près de 60 km/h, puis abandonne chaque motte à la balistique. Tout ce que vous voyez dans le jet s'explique avec quatre équations.
La souffleuse à neige moderne est une invention québécoise. Arthur Sicard, fils de cultivateur de Saint-Léonard-de-Port-Maurice, voit enfant les attelages se perdre dans les bordées. En 1925, il monte sur un camion une vis sans fin et un ventilateur qui projette la neige sur le côté de la route ; la ville d'Outremont achète l'une des premières machines en 1927. Notre atelier reprend son principe à deux étages, un siècle plus tard, avec des instruments qu'il n'avait pas.
La vis, d'un diamètre de 30 cm, avale un volume proportionnel à la largeur de coupe, à la hauteur de la bordée et à votre avance. Au-delà de sa capacité, elle déborde et refoule : avancer plus vite n'augmente plus le débit.
La turbine de 33 cm de diamètre tourne à 1 100 tr/min : le bout de ses pales file à 19 m/s. La neige n'en garde qu'une fraction η, le rendement, qui chute quand la neige mouillée glisse mal et colle aux pales. La puissance absorbée croît avec le carré de la vitesse.
À la sortie de la goulotte, le jet est d'abord un ruban dense où les mottes s'abritent les unes derrière les autres. Il s'ouvre ensuite en panache : chaque motte affronte seule l'air froid, freinée d'autant plus qu'elle est petite et légère. Le vent pousse les fines, les grosses mottes mouillées l'ignorent.
À 400 kg/m³, une neige de redoux pèse cinq fois la poudreuse. À même avance, la turbine doit lancer cinq fois plus de masse : la puissance requise dépasse vite celle du moteur. Les films d'eau entre les grains créent des ponts capillaires, la neige s'agglomère sur les pales et dans le coude de la goulotte, et le jet s'éteint.
| Repère | Désignation | Matière et réglage |
|---|---|---|
| 1 | Goulotte d'éjection | Polymère à faible adhérence, rotation 200° |
| 2 | Déflecteur orientable | Acier peint, de 25° à 65° |
| 3 | Carter de turbine | Acier embouti 2,5 mm, jeu de pale 6 mm |
| 4 | Turbine à trois pales | Ø 33 cm, 600 à 1 400 tr/min |
| 5 | Vis sans fin dentelée | Ø 30 cm, rapport 1/4 avec la turbine |
| 6 | Moteur monocylindre | 8,2 kW, démarreur électrique 120 V |
| 7 | Phare de travail | DEL 1 200 lm, faisceau 24° |
| 8 | Chenilles | Caoutchouc à crampons, avance de 0,2 à 1,2 m/s |
Ne dégagez jamais une goulotte bourrée à la main, même moteur arrêté : la turbine garde une tension élastique et peut repartir d'un quart de tour. Coupez le moteur, attendez l'arrêt complet et utilisez la tige de dégagement fixée au guidon.
Chaque souffleuse sort de notre banc d'essai avec sa fiche de portée mesurée à quatre densités de neige. Prix en dollars canadiens, livraison et mise en route comprises dans Chaudière-Appalaches et en Estrie.
Pour l'entrée de cour de banlieue et la poudreuse de janvier. Léger, maniable, démarre à -30 °C.
Le modèle de notre banc d'essai. Turbine accélérée, goulotte à faible adhérence et chenilles pour les entrées en pente.
Pour les fermes, les stationnements et l'andain gelé que laisse la charrue. Turbine renforcée contre la neige de redoux.
Jeu des pales, boulons de cisaillement, courroies, carburateur et essai de portée avant la première bordée, avec fiche de résultats.
189 $ par machineCampagne de mesures sur vos souffleuses de trottoir : portée, débit et consommation à quatre densités, rapport signé par un ingénieur.
2 400 $ par campagneVisite de mi-saison, dépannage prioritaire sous 24 heures et machine de remplacement si la vôtre reste à l'atelier.
29 $ par moisLes souffleuses de trottoir projetaient la neige sur les voitures stationnées. En abaissant l'angle de goulotte de 48° à 34° et en réduisant la turbine de 8 %, la portée est passée sous la limite du terrain public sans perte de débit.
La Tempête 34 bourrait à chaque redoux de mars. Notre analyse a montré que le bourrage suivait la puissance requise, pas la machine : une avance réduite de moitié dans la neige mouillée a supprimé les arrêts.
Le vent du large rabattait la poudreuse sur les allées déjà dégagées. Nous avons fixé un protocole : souffler dos au vent, goulotte basse, turbine au maximum pour garder le ruban dense plus longtemps.
A dessiné la turbine à trois pales de la série Bordée et tient le registre des 412 essais.
Trente hivers de carburateurs et de boulons de cisaillement. Entend une pale voilée à l'oreille.
Mesure densité, taille des grains et teneur en eau liquide avant chaque essai de portée.
Conduit les campagnes de mesures sur les trottoirs et rédige les rapports signés.
Ils m'ont montré sur une courbe pourquoi ma souffleuse bourrait en mars. J'ai ralenti, et l'hiver a changé.
Leur rapport tenait en trois pages et une équation. Le conseil municipal a compris en cinq minutes.
La Bordée 28 lance la neige par-dessus ma haie de cèdres. Mon voisin, lui, n'a plus rien sur son entrée.
Apportez votre souffleuse, ou laissez-nous la vôtre pour une journée : nous mesurons sa portée, son débit et sa puissance à quatre densités de neige, et nous vous rendons une fiche réglée pour votre entrée.